Retard scolaire, hyperactivité, comportement agressif… Les parents, impuissants face aux comportements de leur enfant, peuvent décider de recourir à un psychologue pour enfants. Ceci soulève une question: «Peut-on forcer un enfant à aller voir un psy?»

Malgré la souffrance des parents et la légitimité de leur inquiétude, il peut s’avérer compliqué pour un enfant de reconnaître qu’il a besoin d’aide.

Mais un enfant est-il capable d’évaluer lui-même sa souffrance psychique?


On s’imagine qu’il ne se rend pas compte de ce qui est bon pour lui et que l’on finira bien par le convaincre, mais imposer un suivi à un enfant, qui est dans le refus, peut se révéler difficile, car n’ayant pas conscience de sa souffrance, il n’a donc pas le désir de s’en débarrasser.


Image description


Il convient alors de recevoir la demande des parents afin de situer la problématique de l’enfant dans son contexte familial et d’évaluer les conséquences qui en résultent sur les membres de la famille.

Car ce sont parfois davantage les angoisses et les conflits de son entourage qui sont en jeu, l’enfant n’étant que le symptôme de la souffrance familiale.

C’est dans un espace chaleureux que l’enfant va pouvoir exprimer ce qu’il ressent, à l’aide de supports, tel que le dessin, les jeux de société, la patte à modeler, les marionnettes, etc. Le psychologue va créer une relation thérapeutique propre à chaque enfant, en lui signifiant que son intimité, ce qu’il va pouvoir dire de sa différence, de sa souffrance, sera préservée.

Un enfant ne va pas forcement pouvoir verbaliser son mal être. Certains symptômes peuvent alors lui permettre d’exprimer ce qu’il ne peut nommer.

En voici quelques uns:

  • Cauchemars à répétition
  • Phobies trop invalidantes
  • Troubles Obsessionnels du Comportement
  • Comportements agressifs
  • Des troubles de l’alimentation
  • Des troubles du sommeil
  • Certains troubles du langage (bégaiement, dyslexie)
  • Problèmes scolaires
  • Maladies à répétitions
  • Difficultés relationnelles avec les autres enfants (isolement, bouc-émissaire)
  • Etats dépressifs
  • De l’énurésie nocturne (pipi au lit) ou de l’encoprésie (selles involontaires)


Julie Tabourel

Psychologue - Psychothérapeute

Quelles que soient les raisons de votre demande, je veille à recevoir et à préserver la singularité de chacun, en visant le même objectif, celui de soulager la souffrance et d’accompagner vers un “mieux être”.