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Julie Tabourel

Julie Tabourel - Psychologue clinicienne à Nice

Nous pourrions penser que le lien social actuel, dans lequel se loge le sujet pour parer à son manque-à-être, s’inscrit dans un discours refusant le manque.

En effet, l’identité ne paraît plus organisée à partir d’une reconnaissance de soi par l’Autre, à savoir une figure représentant une altérité radicale. Il semblerait, au contraire, qu’il y ait reconnaissance de soi dans l’accumulation du capital. Et lorsque cette reconnaissance n’est plus que celle que du semblable, elle est du même coup fragile. D’où le besoin d’accroître sans cesse le capital, sans aucune limite à cet effort. Avec la modernisation, l’accès aux biens devient un moyen rationnel d’accéder à un bien-être et à une sécurité.

L’une des caractéristiques majeures du système capitaliste repose sur son renouvellement perpétuel, ouvrant sur une éventuelle hausse du profit. De ce fait, nous pourrions dire que c’est lui qui a inventé la notion de risque, et la justification du profit est d’être le prix du risque. Le « toujours plus » de l’accumulation l’entraîne de crises en crises, à élargir ses marchés. On entend par marché, le fait que tout ce que l’on est susceptible de vouloir doit nécessairement trouver une solution dans la marchandise. Alors on consomme, on en veut « toujours plus ». Mais après quoi court-on dans cette course au profit ? Comme le formule M. Foucault dans Surveiller et punir : « En fait le pouvoir produit, il produit du réel ; il produit des domaines d’objet et des rituels de vérité. »[2] On tente de boucher ce trou dans le savoir qui singularise le sujet, en lui faisant consommer, avaler…tous ces objets qu’il assimile à son plus-de-jouir. 

En effet, la nature capitaliste du lien social contemporain semble proposer à chacun, par le marché, la jouissance qui lui ferait défaut, d’une part, et dans le même temps, il promet de s’accommoder des petites jouissances de chacun. Marie-Jean Sauret dans Psychanalyse et politique  explique que le capitalisme joue sur deux tableaux dans la façon dont il s’efforce de faire tenir les gens ensemble. D’une part il promeut tel ou tel signifiant maître sous lequel les ranger susceptible de fonctionner comme idéal-du-moi. De l’autre, il fait croire que tel objet correspond à cet idéal. Au fond,comme l’exprime Marie-Jean Sauret, «  il tend à fournir à la fois le signifiant de l’identification et le plus-de-jouir qui devrait être exclu pour que l’identification tienne »[3].Le capitalisme ne veut rien savoir de la division subjective, il fabrique des sujets complétés de leur plus-de-jouir en fournissant des objets de substitution de l’objet a. Formulé autrement, ce discours progresse en niant la singularité de chacun, en proposant des objets que le sujet imagine qu’ils combleront son manque-à-être. Ce désir de savoir en place d’Autre ne semble plus animer le sujet. Résultat, on observe une dégradation du lien social puisque l’objet cause de son désir n’est plus à rechercher.

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