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Julie Tabourel

Julie Tabourel - Psychologue clinicienne à Nice

Auteur: TABOUREL Julie. Post creé le 05/02/2012
Categorie: Réfléxions personnelles

Les handicapés sont-ils des exclus?

Le réponse comporte une ambivalence. D’un côté, la société démocratique revendique de plus en plus l’égalité en termes de droit et de justice. La solidarité sociale vise l’annulation des différences sociales. Pourtant, la peur de l’autre différent persiste, la peur de la différence effraie. Dans ce sens le handicap reste malgré tout exclu du lien social.


Mais comment s’origine l’exclusion?

Il serait réducteur d’expliquer l’exclusion comme un phénomène provenant essentiellement de l’autre, de la société et de faire de l’exclu une simple victime. Ce n’est pas si évident que ça. C’est pourquoi il est intéressant de se pencher aussi bien du côté de l’excluant que de l’exclu.

On ne peut nier le fait que la personne handicapée puisse subir des mouvements de rejets de la part de l’autre mais l’on ne peut écarter non plus le fait qu’elle n’est pas juste passive à la situation.


Mais qu’est-ce que le handicap?

Le handicap est une notion utilisée pour différents types de situations, d’où la difficulté de la définir. On parle de handicap moteur, physique, psychique, social, etc. Il regroupe, finalement, toutes formes de différences reconnues par la société. Même s’il s’avère difficile de donner une définition à l’handicap, on peut envisager l’handicapé comme appartenant à la catégorie des “non-handicapés”. Il est à la fois “autre” et “pas comme les autres”. Définition qui s’inscrit dans une forme d’exclusion.


Société et altérité

La reconnaissance du handicap dépend en fait du rapport qu’entretient la société avec l’altérité, à savoir la place qu’elle accorde à l’autre, à l’étrange, à l’étranger, au différent. Le discours d’une société dans son lien à l’autre étranger laisse entendre beaucoup sur la place qu’occupe l’acceptation de la différence de manière générale, sans compter qu’il est traversé par l’histoire et évolue dans le temps.


Mais qu’est-ce qui limite l’acceptation de la différence, de l’altérité?

L’handicapé illustre les paradoxes que revêt la société à l’égard de l’altérité. Certaines structures spécialisées , à vouloir regoupées les “mêmes” peuvent faire preuve d’exclusion, et les institutions dites “normales” exclure le différent. Dans les deux cas, l’exclusion est présente. De même qu’elle se vit et peut se répéter chez une personne à des moments de sa vie. Chacun connaît des états d’exclusion variant selon des facteurs internes et externes. D’autres, au contraire, s’évertuent à la nier à tout prix, vision idéalisée qui tend à gommer les différences, avec le risque de faire de l’handicapé une victime.

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